Je me suis toujours posé ces questions : pourquoi avons-nous autant de restrictions ? Pourquoi ne pas faire ce qu’on veut réellement ? Je vous invite à réfléchir à ces questions avec moi.
Nous devons tout d’abord regarder les définitions de la liberté. Larousse nous affirme que la liberté est l’état dont quelqu’un n’est pas soumis à un maître. Puis, d’un autre côté, Le Robert précise que la liberté s’applique à une situation d’une personne qui n’est pas sous la dépendance de quelqu’un (opposé à esclavage, servitude), ou qui n’est pas enfermée (opposé à captivité). Donc, par ces définitions, tout Homme, qui n’est pas soumis ou sous la dépendance de quelqu’un, est libre. J’aimerais enlever cette idée de fausse liberté. Je crois que tout Homme est soumis ; personne n’est réellement libre.
Prenons en considération les types de libertés : liberté de pensée, liberté d’expression, etc. Ceci touche directement aux droits de l’homme qui sont fondamentaux pour notre société. Personne ne nous dit comment penser, donc nous sommes libres. Faux. Personne ne nous limite d’avoir notre opinion. Faux. Personne ne nous soumet à leurs idéologies, nous sommes libres. Complètement faux.
Vous ne vous en rendiez sûrement pas compte, mais comment nous pensons dépend de notre entourage. Nous sommes influencés par tout. Par exemple, vous avez cet ami, qui vous admire à tout prix, il vous dit son opinion sur des sujets aléatoires. Pour lui faire plaisir, vous vous mettez en accord avec lui. Ce concept se nomme le conformisme. Ce concept a été démontré dans l’expérience de Solomon Asch (1951). Ils ont demandé à des participants d’identifier la ligne de même longueur qu’un modèle, en présence de complices donnant volontairement de mauvaises réponses. 75% des participants ont eux aussi donné de mauvaises réponses, malgré l’évidence de la bonne réponse. L’expérience vise à démontrer comment un individu peut modifier son jugement par rapport à un groupe. Les participants de cette expérience suivaient fortement l’opinion du groupe. L’expérience de Asch explique pourquoi les gens suivent des comportements sociaux, ou l’hésitation à contester.
De plus, la dissonance cognitive est une preuve que nous ne sommes pas totalement libres, mais soumis par des influences internes qui nous poussent à ajuster nos pensées. La dissonance cognitive, introduite par Leon Festinger en 1957, est un concept psychologique qui décrit l’inconfort mental ressenti lorsqu’une personne a des croyances contradictoires ou agit en contradiction avec ses valeurs. Lorsqu’une personne ressent une contradiction interne, elle éprouve une tension psychologique désagréable. Pour réduire cette tension, elle va chercher à modifier ses pensées, ses croyances ou son comportement afin de retrouver un équilibre mental. Par exemple, un fumeur sait que fumer n’est pas bon pour sa santé, mais il continue. Cette contradiction crée un malaise mental. Pour réduire ce malaise, il peut changer sa croyance, changer son comportement ou minimiser l’importance. Ce concept démontre un manque de liberté, car nous ne sommes pas libres de penser comme nous voulions. Nous adaptons notre manière de penser pour ne pas subir d’inconfort.
Le conditionnement social
Notre manière d’agir ne vient pas de nous, mais plutôt de notre milieu. La rigidité avec laquelle la société nous éduque nous mène à ne pas pouvoir penser par nous-mêmes, mais d’agir sur des valeurs basées par notre société. Dès l’enfance, nous avons appris la différence du bien et du mal. Nous avons établi ce système par défaut. Ce que la société voit comme acceptable est ce que nous devons percevoir comme acceptable. La religion nous a indiqué comment agir, comment survivre et a dominé nos lois. Notre système éducatif nous explique quoi penser et non comment penser. Nous sommes trop concentrés sur des sujets rigoureux et nous ne développons pas notre réflexion critique. Aussi, nous sommes fortement influencés par les réseaux sociaux.
Bref, notre manière de penser et d’agir est largement influencée par notre environnement, nos normes sociales et notre éducation, ce qui limite notre capacité à être réellement libres. La liberté que nous croyons avoir est-elle réelle ?

Ouf! Je ne verrai plus la liberté de la même manière après avoir lu cet article trop intéressant. J’apprécie les repères savants qui sont utilisés avec intelligence. J’aurais une question pour l’autrice: a-t-elle été libre d’écrire cet article? Sent-elle qu’elle a subi une pression sociale pour l’écrire? A-t-elle été conditionnée socialement? :O) M