In The Heights: Le Barrio chante ses rêves

In The Heights, premièrement visionnée dans l’Eugene O’Neill Theater Center en Waterford, Connecticut en 2005, explore la vie vibrante du Barrio, c’est-à-dire  le quartier  latino de Washington Heights en Nueva York (New York). Où chaque personnage transforme ses rêves, ses luttes et son identité en musique, la comédie musicale laisse ses protagonistes se dévoiler à travers quelques chansons qui capturent l’âme du Barrio plutôt que de simplement raconter une histoire.

Les chansons qui font battre le quartier

La comédie musicale s’ouvre avec le titre « In The Heights », où Usnavi, inspiré par le hip-hop new-yorkais, chante sa vie quotidienne en tant que propriétaire de bodega. Dans cette chanson, les personnages principaux de l’ensemble de la symphonie établissent l’énergie du spectacle : un mélange de rap, de salsa et de rythmes caribéens qui reflètent parfaitement la diversité culturelle de Washington Heights où, si vous ne saviez pas, le créateur, Lin Manuel Miranda, a vécu pendant des dizaines d’années.

Puis, la mélodie « No Me Diga » (Traduction libre: Ne me dis pas) raconte comment, dans la communauté, les rumeurs circulent follement dans des endroits comme un salon de coiffure. Chantée par les coiffeuses dans un ton humoristique et rythmé, la chanson démontre que les potins sont une sorte de devise pour les personnes de Washington Heights. De plus, la mélodie hypnotisante décrit la dynamique de la société féminine : le gossip, l’amitié et la vie du quartier. L’importance de la chanson dans la comédie musicale est que ça reflète la chaleur, ainsi que l’humour et les relations du Barrio.

Le titre « 96,000 » chantonne les rêves effervescents des habitants du quartier. Pour une mise en contexte, dans le Barrio, on annonce que quelqu’un qui visite la bodega régulièrement a gagné un montant de 96000 $ à la loterie. Alors, des personnages imaginent leur futur, montrant les différentes aspirations et la dualité en chaque personne. Cette chanson est un amalgame de divers types de mélodies: rap, pop et salsa, ce qui reflète l’énergie flamboyante de la communauté. Ensemble, cette combinaison de genres musicaux crée une chanson digne d’être faite par Lin-Manuel Miranda, lui-même.

Finalement, « Paciencia y Fe » (Traduction libre: Patience et Foi), interprétée par Abuela Claudia, narre le poids des ancêtres dans l’histoire du quartier dans un retour en arrière musical, transitionnant du boléro vers une montée rythmique. Puis, elle illustre le sacrifice des parents immigrants, venant aux États-Unis, et de leur résilience.

Bref, les chansons de la symphonie musicale expliquent la vie du Barrio. De plus, elles apportent une dimension différente au portrait collectif. Souhaitons que cette comédie continuera à utiliser la musique pour montrer l’identité, l’espoir, la communauté et la culture latino.

Laisser un commentaire