La Journée nationale de la vérité et de la réconciliation et la Journée du chandail orange

Vous vous êtes peut-être demandé pourquoi certaines personnes portaient un chandail ou des accessoires oranges lors du mardi 30 septembre 2025. En fait, chaque année à cette même date, nous commémorons la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation. Mais qu’est-ce que cela veut dire ? Et qu’y a-t-il à pardonner ?

Qu’est-ce que ces journées signifient ?

La Journée de la vérité et de la réconciliation et la Journée du chandail orange se déroulent à la même date. Ce jour-là, on soutient les communautés des Premières Nations et on rend hommage à celles et ceux qui ont survécu aux pensionnats autochtones établis en 1831 ainsi qu’à ceux qui n’en sont jamais revenus. Ces deux événements servent aussi de rappel concernant ce moment malheureux de l’histoire du Canada. En fait, lors de ces journées, qui se déroulent toutes les deux le 30 septembre, on reconnaît les torts causés par ces pensionnats et on essaie, lentement mais sûrement, de se réconcilier avec les populations autochtones du Canada, malgré toutes les choses affreuses que ces écoles établies par le gouvernement canadien leur ont faites.

Se souvenir du tort causé par les pensionnats autochtones

Au Canada, on considère ces événements comme étant un génocide culturel. Plus de 150 000 enfants autochtones ont été arrachés à leur famille, à leur culture et à leurs traditions pour être forcés à fréquenter ces écoles où la qualité de vie n’était pas bonne et où ils n’étaient même pas autorisés à parler leur langue maternelle. Les religieux ou les religieuses donnaient de nouveaux noms aux jeunes et les forçaient à tout oublier de chez eux. On estime, selon les cimetières découverts à proximité de ces écoles, qu’environ plus de 6000 enfants sont morts lors de leur séjour dans ces établissements. Le dernier de ces pensionnats n’a fermé ses porte qu’en 1996. Le but de ceux-ci était d’assimiler les autochtones et de le faire le plus tôt possible, pendant qu’ils étaient encore jeunes, pour «tuer l’Indien dans l’enfant», comme l’a dit le premier premier ministre canadien, John A. Macdonald (note: Le terme «Indien» n’est plus utilisé pour désigner les populations autochtones, cela est maintenant considéré comme étant offensant. Nous utilisons le terme «Premières nations»). Les années passées dans les pensionnats ont été très traumatisantes pour la majorité des survivants et il faut se souvenir de ce difficile moment dans l’histoire du Canada pour ne pas répéter les mêmes erreurs du passé.

Pourquoi le chandail orange ?

Dans notre Collège, le 30 septembre, vous avez peut-être vu certains élèves mettre des accessoires ou un chandail de cette couleur. Pourquoi est-ce que le chandail orange représente cette journée ? En fait, ce symbole provient de l’histoire touchante d’une des survivantes des pensionnats, une certaine Phyllis Webstad. Alors âgée de seulement six ans, la jeune fille a été envoyée loin de chez elle, dans un pensionnat ayant pour but d’assimiler les jeunes des Premières Nations. Juste avant d’être mise dans l’établissement, Phyllis portait un gilet orange pour la rentrée que sa grand-mère lui avait acheté en économisant durement ses sous. Cependant, une fois arrivée à l’école, les religieuses le lui ont pris pour qu’elle puisse revêtir l’uniforme. Ce récit a mené à la création de la journée du chandail orange, qui a pour but de faire réaliser aux citoyens canadiens que les profondes marques laissées par le système de pensionnats sont réelles.

Comment aider à faire avancer la réconciliation ?

De quelle manière peut-on s’y prendre pour faire avancer la réconciliation entre les citoyens canadiens et les Premières Nations ? Tout d’abord, lors des journées commémoratives comme celles se déroulant le 30 septembre, nous vous invitons bien évidemment à porter un accessoire ou un chandail orange pour montrer votre soutien envers les populations autochtones. Parlez-en à vos amis pour les sensibiliser par rapport à ce sujet ! Trop de personnes ne savent rien à propos des pensionnats. Soutenez les campagnes comme la Commission de vérité et de réconciliation du Canada. Vous pourriez aussi faire des recherches sur les différents aspects de la culture des Premières nations, et vous éduquer plus sur ces populations. En bref, vous pouvez réaliser plusieurs petites actions simples, comme celles mentionnées ci-dessus, qui aideront un tant soit peu à faire progresser la réconciliation.

Sources diverses pour plus d’information sur le sujet

Plus sur l’histoire du chandail orange:

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1126807/journee-chandail-orange-enseignant-glenlawn-phyllis-webstad-sean-olicer-histoire-canada

https://www.bgccan.com/fr/equite-diversite-et-inclusion/engagement-envers-les-autochtones-et-reconciliation/journee-du-chandail-orange

https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/la-journee-du-chandail-orange

Plus sur la journée de la vérité et de la réconciliation :

https://www.canada.ca/fr/patrimoine-canadien/campagnes/journee-nationale-verite-reconciliation.html

https://www.rcaanc-cirnac.gc.ca/fra/1524494530110/1557511412801

Plus sur les pensionnats :

https://thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/pensionnats

https://parcs.canada.ca/culture/designation/pensionnat-residential

https://atlasdespeuplesautochtonesducanada.ca/article/l%E2%80%8Ahistoire-des-pensionnats-indiens-du-canada

https://www.radiofrance.fr/franceculture/tuer-l-indien-dans-l-enfant-d-anciens-pensionnaires-canadiens-temoignent-3073573

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