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 Petite bibliographie de… MICHEL JEAN

Petite biographie

Michel Jean est un ancien reporteur et chef d’antenne. Il a travaillé entre autres pour les réseaux de télévision de Radio-Canada, TVA et RDI. Il a pris sa retraite du monde journalistique récemment pour se consacrer à l’écriture. Michel Jean est un Innu de Mashteuiatsh. Il est aussi québécois. Il a grandi dans la petite ville de Sorel en Montérégie. Dans ses livres, il défend la cause autochtone. Il sensibilise et choque son public. Son livre star est Kukum. Dans ce dernier, il raconte l’histoire de son arrière-grand-mère. Un tel succès que le récit est maintenant disponible en une quantité impressionnante de langues. Kukum n’en est qu’un parmi une dizaine d’œuvres de cet auteur.

Passons à sa bibliographie

Voici quatre livres de Michel Jean que j’ai lus… et dévorés!

1.Tiohtiá:ke

Personnellement, mon chouchou : Tiohtiá:ke en innu ou Montréal en français raconte l’histoire d’Éli Mestenapeo, un jeune homme issu d’une communauté innue de Nutashkuan. Il a vécu une enfance fort difficile. Son père alcoolique établissait un régime de terreur dans la maison. Heureusement, son grand-père lui a offert une panoplie de moments de bonheur en forêt. Malheureusement, un jour où son père se met à battre sa mère, le monstre en Éli se manifeste, sa vision se brouille et plus rien. Quand il reprend le contrôle de son esprit, on l’emmène en prison. Lors de son explosion de rage, il a commis l’irréparable. Éli est devenu le meurtrier de son père. Une fois sa peine purgée, il se retrouve en pleine rue de Montréal, loin de sa forêt adorée. Banni de sa réserve par sa communauté, il rôde dans les rues de Montréal jusqu’à rencontrer une petite bande d’autochtones itinérants. Ainsi commence la métamorphose de Mestenapeo.

Véritable récit de reconstruction, l’histoire morose du jeune criminel à qui on offrira une deuxième chance est touchante. Michel Jean manie une fois de plus habilement sa plume pour nous plonger dans la réalité méconnue et très péjorative des itinérants. Rencontre après rencontre, on se prend d’affection avec le protagoniste au point de douter de son implication dans le meurtre qu’il a lui-même commis…  Pour combler le tout, la chute finale donne chaud au cœur ! Un de mes livres préférés, un incontournable, en soit. À lire !

2.KUKUM et Atuk, elle et nous

Ce sont deux livres qui à mon avis se ressemblent fortement et à mon grand désarroi, c’est ce qui brise la magie de Atuk. Je vais donc me contenter de parler de Kukum. En effet, je trouve que la seule différence entre les deux livres est le narrateur. Dans l’un, Almanda, son arrière-grand-mère, dans l’autre, sa grand-mère Jeannette. Dans Kukum, on voit une irlandaise/canadienne-française et un Innu tomber en amour. Ainsi débute une aventure aux confins de Nitassinan, en passant par Pekuakami et Pointe Bleue où l’amour, la mort et la vie se tiennent tissés serrés et agissent chacun leur tour pour former la routine du chasseur nomade. De plus, on nous raconte le commencement de la coupe forestière et ses impacts sur la vie des Innus. Bref, Kukum est une fenêtre sur le passé d’une nation malheureusement en déclin au Québec. C’est une lecture touchante et importante.

3. Qimmik

Au Québec, des règles encadrent la garde de tous les chiens. Ces règles favorisent une saine cohabitation entre les chiens, les humains et les autres animaux domestiques. Elles permettent notamment de prévenir les agressions canines. (1)

C’est ce qu’on peut lire sur le site du gouvernement du Québec. Une règle normale qui prévient des agressions et régit la cohabitation entre nos bêtes à poils et les êtres humains. Pourtant, pour les autochtones, c’est une grande plaie qui sera ouverte.  L’histoire débute avec une jeune avocate montréalaise, étant appelée à protéger un membre des Premières Nations face à une accusation de double meurtre. Comment construire un dossier avec un suspect muet ? Un prétendu criminel qui a déjà tout perdu et n’a à son avis plus rien à gagner. Un autre récit s’entremêle à la première. Une épopée d’amour et de survie en territoire. Un de mes livres favoris. Il est choquant et d’une beauté égale à la mer qu’aime tant le chien de la narratrice.

Mon avis

Michel Jean est pour moi un auteur accompli et qui n’a plus à prouver son engagement pour la cause autochtone. De plus, avec sa retraite des médias pour se concentrer pleinement sur l’écriture de romans, je pense qu’il nous encore réserve de grandes choses. 

C’est un écrivain à découvrir ou à relire !

(1) https://www.quebec.ca/agriculture-environnement-et-ressources-naturelles/sante-animale/animaux-compagnie/encadrement-chiens

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