Voici ma pensée et un petit résumé du recueil de nouvelles Fin de Mission, par l’auteur américain et ex-marine Phil Klay.
Premièrement, pour ceux qui comme moi ne sont pas tout à fait familiers avec ce que sont les Marines, un terme souvent employé dans le roman, et quel est leur rôle dans l’armée des États-Unis, vous trouverez ci-dessous une brève explication.
Les marines font partie d’une branche de l’armée dénommée l’USMC. Ce corps de l’armée est efficace tant dans les airs que sur le sol, de même que sur l’eau. Ils sont déployés dans des cas extrêmes comme ce sera le cas en Irak et en Afghanistan dans le roman.
Dernier petit avertissement avant de continuer !
Ce livre parle de sujets crus tels que les crimes de guerre, la sexualité, la prostitution, et évidemment la guerre.
Petit résumé de la première des cinq nouvelles,
Fin de mission
L’opération Scooby. Un nom drôle pour une mission marquante. Pas pour le peuple américain ou les «méchants». Non, marquante pour ce marine qui, à son retour aux É.-U., reverra Vicar, son fidèle compagnon, son canidé. En plus de toutes les horreurs dans lesquelles on s’engage quand on s’enrôle dans l’armée, le jeune marine et ses frères d’armes auront à affronter un spectacle, et ce à plusieurs reprises, des plus déconcertants. En effet, dans un Irak, déchirées et écorchées par les meurtres, les opérations militaires et les explosions, certaines vies, humaines comme animales, réussissent à subsister et à survivre dans cet enfer sur terre. Les chiens que l’escouade, dont fait partie l’amant de Cheryl, va rencontrer ont survécu à cet enfer. Pour survivre, il faut se nourrir. Les chiens ne font pas exception à la règle. Pourtant, ça leur coûtera la vie. Quand ils rencontrent les militaires pour la première fois, les maigres molosses mangeaient avec l’énergie du désespoir les cadavres éparpillés sur les terres souillées. En bref, l’opération Scooby consiste à tuer les chiens se nourrissant des dépouilles humaines.
De retour à la maison, aux États-Unis, le vétéran, depuis peu seulement, découvre son chien maigre et malade.
La boucle est bouclée…
Ce que j’ai pensé du recueil :
La guerre menée au Moyen-Orient par l’armée américaine m’était peu familière, je me risquerais même à dire inconnue. Il va sans dire qu’un récit sur cet événement m’a ainsi attiré très rapidement. De plus, je suis un amoureux d’histoire, avec un grand H, et ma partie préférée à étudier de l’épopée humaine est la guerre. Ces époques, où des empires entiers se mobilisent pour vaincre ou mourir, cette époque où la technologie connaît une croissance sans précédent. En bref, le roman m’a captivé par sa thématique qui, je le trouve, est peu connue et surtout mal connue du grand public. Du moins, il l’est moins que des conflits plus majeurs comme la Der des Ders, pourtant des soldats y sont morts et même des civils. Ce qui m’a vraiment accroché à première vue, c’est la page couverture. Le soldat rappelle le côté militaire du roman, mais c’est surtout l’ombre, la partie intéressante de l’illustration. La silhouette représente à quel point une mission en plein désert où un Engin Explosif Improvisé (EEI) pouvant vous exploser au visage à tout moment, risque d’être, ou plutôt sera marquant. On ne peut pas se défaire des blessures béantes tout comme de son ombre. Pour en venir au livre lui-même, je dénote un seul problème. À la fin de ma lecture, je me suis senti comme libéré, puisque ce n’est pas un livre de lecture. C’est une lecture à prendre au sérieux et qui ne vous laissera pas de marbre. C’est choquant, les thèmes sont lourds et tout à l’honneur de l’auteur, l’atmosphère, les émotions et les sentiments des personnages sont bien retranscrits et même vécus par le lecteur. Un dernier point négatif serait tout le jargon militaire parsemé à travers le livre, et ce sans avoir le droit à une note du traducteur. Lorsque vous entamez cette lecture, munissez-vous d’un outil de référence pour partir à la recherche des significations des différentes abréviations et d’enrichir votre vocabulaire. De plus, j’ai apprécié la variété de points de vue, passant par le simple militaire au plus haut gradé jusqu’au pasteur finissant notre course avec «un travailleur de bureau».
Malheureusement, bien que cela ne s’accorde pas vraiment au thème du roman, j’aurais trouvé intéressant d’avoir au moins une nouvelle écrite du point de vue des «méchants» de l’histoire, les indigènes, ceux dont la paix a été violée et qui doivent vivre dans la peur constante du deuil et de la mort.
Ainsi, si vous êtes avide de nouvelles connaissances historiques, d’émotions fortes et d’histoires frappantes, ce livre s’adresse à vous.
De plus, il ne s’agit que d’un des écrits de l’auteur anglophone. De ce fait, je vous renvoie avec plaisir vers les autres œuvres de Phil Klay et de son style qui m’a effectivement accroché.
Pour finir, voici une petite citation qui reflète bien, du moins je le pense, l’atmosphère du livre :
«C’était la première fois que je me séparais de mon arme depuis quelque mois. Je ne savais plus où mettre mes mains.»
À noter que le livre a été traduit de l’anglais au français.
https://www.caminteresse.fr/culture/quelle-est-la-difference-entre-us-navy-et-us-marines-11195513
consulté le 2024-12-23
Amateur de lecture et d’escrime, je suis en 4e secondaire au CRA. Je passe le plus clair de mon temps à lire et écouter de la musique. En plus des chats, je suis passionné d’écriture.
