En étant jeune, il peut être difficile de trouver une activité parascolaire stimulante. Face à la multitude d’options offertes aux élèves de secondaire, le choix paraît délicat. Certains étudiants optent pour l’improvisation, un art d’équipe qui avantage les jeunes improvisateurs dans leur quête identitaire. Pourquoi l’impro se démarque-t-elle des autres arts ? Pourquoi est-elle si bénéfique pour les adolescents ?
L’art d’innover
Premièrement, l’improvisation suit certains principes théâtraux en laissant les acteurs innover. D’abord, c’est au Québec que l’impro voit le jour. Dans les années 70, à Montréal, Robert Gravel et Yvon Leduc, deux passionnés d’art dramatique, mènent un projet de théâtre expérimental. Leur idée consiste à former deux équipes d’acteurs qui s’affronteront dans un jeu de rôle comme dans une partie de hockey amicale. Cette affaire d’une seule fois a tellement plu qu’on la pratique encore aujourd’hui, plusieurs décennies plus tard. Ensuite, l’improvisation permet aux acteurs d’explorer toutes les facettes du sixième art. Le joueur est non seulement acteur, mais aussi dramaturge, metteur en scène et scénographe. Construite autour d’une consigne courte, une histoire peu détaillée est mise en place en équipe dans un temps donné. Ce jeu d’acteur non préparé devant un public en direct ne contient aucun texte ou mise en scène prédéfinis. Bref, active de nos jours pour ses principes intéressants, l’impro théâtrale regroupe tout le monde et plus particulièrement les adolescents.
Plus qu’une simple activité
Deuxièmement, cet art est important chez les jeunes. Pour débuter, l’improvisation est essentielle, car elle permet d’apprendre à accepter l’échec. Comme le mentionne Keith Johnstone, un dramaturge canadien et britannique qui est l’un des pionniers de l’impro, dans ses ouvrages : «Les acteurs doivent apprendre l’échec pour réussir leurs apprentissages en impro. Craindre les échecs nous fait réaliser les erreurs les plus évitables. L’analyse des erreurs nous permet de progresser.» Par cela, Keith suggère que les actions considérées comme des erreurs n’en sont pas vraiment. En étant jeune, il peut être difficile d’accepter ses échecs. Un sentiment d’incapacité peut en découler. L’improvisateur apprend à utiliser sa créativité afin de voir une « erreur » comme une occasion de rebondir et de faire évoluer l’histoire, mais permet aussi de voir le positif dans la vie quotidienne à travers son imagination. Pour poursuivre, l’impro est primordiale pour la nouvelle génération parce que l’improvisateur gagne en confiance en soi. En effet, l’impro offre la possibilité d’apprendre à s’affirmer et trouver sa place, ce qui aide à la construction de sa propre personne. Par exemple, s’exprimer devant public en équipe, sans texte et sans avoir peur de s’affirmer, améliore l’acteur dans sa fluidité de communication et son image de lui-même puisqu’il découvre sa propre valeur et son potentiel créatif. Bref, les bienfaits de ce passe-temps ne sont point négligeables. Pour finir, l’improvisation est riche pour son histoire et ses multiples facettes artistiques, mais aussi parce qu’elle fait découvrir aux jeunes la meilleure version d’eux-mêmes. Souhaitons, chers lecteur de l’Exemplaire, que plus de jeunes se découvrent et s’expriment à travers cet art. Ainsi, peut-être même que le monde découvrira des jeunes talents à travers l’impro.
