Enseignants du collège : M. Pascal Poulin-Langlois

Pensez-vous connaitre les enseignants dans votre école? Qu’en est-il de ceux qui enseignent des matières moins populaires telles que Culture et Citoyenneté québécoises ou Éducation physique ? Venez découvrir avec moi, M. Pascal Poulin-Langlois, qui a accepté de répondre à quelques questions sur son parcours scolaire, son métier et sa personne.

M. Poulin-Langlois, enseignant du cours de Culture et Citoyenneté québécoises, travaille avec six groupes de quatrième secondaire et deux groupes de première secondaire, ce qui lui fait environ 250-260 élèves. 

Malgré l’énorme charge de travail, M. Poulin-Langlois est quelqu’un qui a toujours de l’énergie. D’ailleurs, il nous a avoué avoir eu 400 élèves l’année passée, lorsqu’il enseignait seulement aux élèves de la première secondaire.

Ses valeurs ? La bonne humeur, le respect, l’honnêteté et la compréhension. M. Poulin-Langlois est gentil de nature, toujours souriant, il est capable d’adapter son énergie à celle de la personne qui lui parle sans grande difficulté, ce qui fait de lui un excellent professeur.

De plus, il est connu pour ses anecdotes amusantes, drôles et embarrassantes avec lesquelles il fait plusieurs liens pendant ces cours. Notamment, lorsqu’il a trouvé un moyen plus facile de nous expliquer un des biais cognitifs : le Biais de Halo. Il est arrivé en classe, tout sourire, et nous a expliqué que c’est comme l’« aura », chose que nous connaissons bien en tant qu’adolescent·e·s.

TRAVAIL

Ça fait plusieurs années que M. Poulin-Langlois est enseignant au collège : 4 ans pour être exact. Il a aussi enseigné une année ailleurs ce qui fait de lui un enseignant avec 5 ans d’expérience.

Il a déclaré qu’il considère son travail comme un privilège. Pouvoir aider des jeunes, les assister et les voir grandir : il aime beaucoup ce qu’il fait. (Disons aussi que rares sont les enseignants qui n’aiment pas leur travail et leurs élèves.)

Ce fantastique monsieur est venu travailler dans une école par pur hasard. 

«En fait, la vraie histoire, c’est que je ne savais pas ce que je voulais faire dans la vie. Je vivais avec deux colocataires et un de mes amis était inscrit dans le programme d’enseignement pour devenir enseignant d’éthique et culture religieuse. J’ai trouvé ça intéressant et j’ai décidé de le suivre. J’ai toujours eu l’idée d’enseigner, mais je pense que c’est devenu concret à ce moment-là. Je venais de finir un programme et je me suis dit que je pourrais devenir enseignant. »

Lorsque M. Poulin-Langlois a commencé à enseigner, le cours actuel de CCQ était nommé ECR (Éthique et Culture religieuse). Le changement fut légèrement mal pris par certaines élèves, mais notre éducateur, lui, a décidé de laisser le temps à CCQ puisqu’il n’a jamais enseigné ECR en 4e secondaire et que c’est sa première année à instruire ces élèves avec le programme de CCQ.

Il aime beaucoup enseigner aux élèves de 4e secondaire, mais aussi à ceux de 1re secondaire. D’après lui, avoir un peu de chaque, c’est le rêve. Surtout, que ce qu’il apprécie le plus du contact avec les étudiants, c’est de pouvoir discuter et rire avec eux, de pouvoir tisser de beaux liens. En ayant des élèves de différents âges, on peut rencontrer des jeunes aux goûts variés et aux comportements différents.

La partie la moins plaisante de ce travail est, d’après lui, la correction. La majorité des enseignants vous diront ça aussi. M. Poulin-Langlois nous donne les notes assez rapidement sur ce que nous apprécions tous — puisque nous sommes des adolescents un peu impatients.

PARCOURS PROFESSIONNEL

Pour devenir enseignant, M. Poulin-Langlois a fait son cégep au collège Ahuntsic et a étudié à l’Université de Québec à Montréal, qu’on appelle plus communément l’UQAM.

Comme tout être humain, il rencontre certaines difficultés sur son parcours scolaire. Il a avoué ne pas avoir été très bon en français, malgré le fait qu’il a étudié en littérature et qu’il aime beaucoup lire. Quand il était au secondaire, ça lui a pris du temps avant de maîtriser certaines règles de grammaire. Aujourd’hui, ça va mieux, mais à l’époque, ça lui a donné du fil à retordre. Et puis, en 5e secondaire, il a eu des difficultés en mathématiques. Il avait pris l’option des maths fortes.

Lorsque je lui ai demandé de me raconter un moment dans sa vie qui l’a marqué, il m’a répondu : « Je raconte souvent à mes 1re secondaire que j’ai vécu des moments un peu durs lorsque j’étais moi-même à ce niveau. Des moments un peu humiliants mais drôles maintenant. Pour ma première sortie scolaire, avant le début de l’école, on allait dans un camp de vacances. En revenant, je me suis fait un ami dans l’autobus. Puis, j’ai, euh. . . vomi sur mon ami parce que j’ai été malade dans l’autobus. Ça a été la fin d’un début d’amitié. »

Un peu dramatique comme histoire, n’est-ce pas ? Je pense cependant que c’est une incroyable idée de raconter ça aux premières secondaires. Les nouveaux arrivants du Collège sont toujours stressés les premières semaines. Ce genre d’anecdotes les rassurent souvent. Ça démontre la bienveillance de ce professeur apprécié.

Avez-vous déjà pensé à travailler en tant qu’enseignant ? M. Poulin-Langlois m’a donné un conseil qui pourrait sonner un peu bizarre, mais a beaucoup de sens. « Aller travailler dans un camp de jour, c’est vraiment différent, pas du tout la même chose, mais être en contact avec de jeunes enfants, avoir des responsabilités, devoir organiser des activités. Il y a quelques points qui se ressemblent. Tu vois aussi si tu aimes être avec des plus jeunes que toi. Il y en a pour qui ce n’est pas du tout la voie et d’autres qui réalisent qu’ils aiment ça et qu’ils pourraient se trouver un métier pour le futur. »

GOÛTS

Pour en connaître un peu plus sur les préférences de M. Poulin-Langlois, commençons par ses passions et passe-temps. Il aime courir, la lecture et le cinéma. Des activités qui vont bien avec son caractère agréable.

Son coup de cœur côté célébrité serait Stéphane Lafleur, un chanteur, réalisateur, scénariste, monteur et musicien québécois. Il aime beaucoup la couleur verte, vous lui demanderez la teinte de vert, si vous le croisez.

Côté gastronomique, son repas préféré est la lasagne de son père. Et puis, pour le dessert, il a avoué être un gars de dessert. Il a pris le temps d’y penser, et je ne pensais pas qu’il allait pouvoir prendre une décision — je n’aurais pas pu non plus, si on m’avait posé cette question. Il a décidé que c’était des brownies.

Pour la musique, il écoute de tout. Il a cependant précisé que la ligne conductrice est souvent que la personne chante en français. Il a aussi un peu de difficulté avec le métal, « mais c’est encore drôle. » Sinon, la pop qui joue à la radio, il a déclaré qu’il en a comme trop écouté. La majorité des chansons qui passent le matin, il a l’impression de les avoir entendues beaucoup trop de fois.

FAITS INTÉRESSANTS

1. Il a été demandé deux fois, dans sa vie, en entrevue. La première fois, c’était à propos du changement de nom du cours (ECR à CCQ). On lui avait demandé son opinion. La deuxième fois, ce fut pour cet article.

2. Il a travaillé, pendant un moment, comme assistant de recherche pour un sujet concernant l’Église. Il devait retranscrire toutes les conversations qui arrivaient pendant des entrevues pour que l’Église ait un rapport précis des conversations.

EN CONCLUSION

Pascal Poulin-Langlois est quelqu’un de gentil et d’étonnant qui parviendra toujours à vous surprendre ou à vous faire éclater de rire par ces histoires farfelues. Il est amical et s’applique à toutes les tâches qu’il entreprend. L’avoir comme prof est une très bonne nouvelle, car c’est une incroyable personne et un enseignant hors pair.

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