Et si les pères fondateurs de l’Amérique rappaient ? Créée par Lin-Manuel Miranda en 2015, la comédie musicale révolutionnaire transforme l’histoire américaine en feu d’artifice de mots, de rythmes et d’émotions. Cet ensemble de symphonies utilise des chansons de hip-hop et de pour parler de l’histoire américaine sur Disney+ et à Broadway, New York.
L’histoire d’un homme prêt à tout pour laisser une trace : Acte I
Alexander Hamilton, né sur l’île britannique de Nevis dans les Caraïbes, immigre aux États-Unis à 17 ans après avoir impressionné son entourage avec un article à propos d’un ouragan qui a fracassé cette île. Il rencontre Aaron Burr, un jeune homme ambitieux comme lui, les deux étant étroitement liés à la révolution américaine. Hamilton se lie d’amitié avec d’autres révolutionnaires de l’indépendance, comme Laurens, Lafayette et Mulligan.
La troisième chanson de cette comédie musicale, dénommée «My Shot », décrit sa détermination à devenir plus qu’un simple orphelin et son face-à-face avec la mort. Les chansons: « Schuyler Sisters », « Helpless et « Satisfied» expliquent la relation entre les sœurs Schuyler. Angelica, la sœur condamnée à la non-satisfaction, Eliza, la future amoureuse de Hamilton et Peggy, la cadette. Elles relatent aussi sa rencontre avec Eliza, qu’il finit par épouser, malgré l’amour secret de sa sœur Angelica. Sous la direction de George Washington, Hamilton devient un homme politique influent. Dans « Wait for it », Aaron Burr parle de sa vie et de son amoureuse Theodosia, et comment, toute sa vie, il attend un certain moment avant de faire quelque chose, ou l’aversion de la perte. La guerre d’indépendance prend fin après avoir fait des dizaines de morts à Yorktown.
« Dear Theodosia » montre les deux hommes rêvant d’un avenir meilleur pour leurs enfants. L’acte I se conclut avec «Non-Stop », où Hamilton laisse éclater son obsession d’écrire et de se surpasser.
Acte II
L’acte II de Hamilton raconte la gloire et la chute du protagoniste. Après la guerre, il devient secrétaire du Trésor sous le président George Washington et s’acharne à bâtir le système économique américain. Sa passion pour le travail l’éloigne de ses valeurs familiales, le menant à sa célèbre erreur : sa liaison avec Maria Reynolds, racontée dans la chanson « Say No To This ». Ce scandale détruit sa réputation et brise le cœur d’Eliza, qui raconte sa douleur dans la chanson « Burn ».
Pendant ce temps, Aaron Burr, jaloux du succès de Hamilton, décide de le défier politiquement. Dans « The Room Where It Happens », il exprime son désir d’entrer dans les cercles du pouvoir. Le conflit entre les deux hommes atteint son apogée dans la chanson « The World Was Wide Enough », où Burr tue Hamilton lors d’un duel. L’histoire se termine avec Eliza, qui survit à son mari et raconte son héritage dans « Who Lives, Who Dies, Who Tells Your Story ». Ce dernier morceau rappelle que, malgré ses erreurs, Alexander Hamilton a laissé sa marque autant par sa vision que par sa plume.
Source photo : PHOTO JOAN MARCUS, FOURNIE PAR BROADWAY CANADA au Journal La Presse
